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Welcome to the digital home of Make Believe: The Secret Library of M. Prud’homme A Rare Collection of Fakes!

Bienvenue à Faux-semblants: La bibliothèque secrète de M. Prud’homme – Une rare collection de contrefaçons!

The artefacts, images, and stories that appear here come from a special collection of fakes and forgeries that has toured Canada this year in public libraries.

These fakes were brought to light by Bishop Henri Prud’homme. The Prud’homme family in Canada were descendants of Louis Prud’homme and his wife Roberta Gadois, who arrived to Montreal from Guînes, Pas-de-Calais, France, in 1650. The first Governor of Montreal, Paul de Chomedey de Maisonneuve, gave them 65 acres of unceded Kanien’kehá:ka lands, close to the place French settlers named Fort Ville-Marie. The Prud’homme family opened the first brewery in Canada in Montreal. Louis’s descendants eventually moved west to Saskatchewan.

The story of the library of fakes, which languished for years in the attic of the first bishop of the Diocese of Prince Albert, Msgr. Joseph Henri Prud’homme, is quite remarkable. It is believed that an anonymous donor left a small wooden crate on the porch of the bishop’s palace in the late 1920s during the difficult dustbowl days of the Depression. We assume that the objects were given to the bishop because he was a well-travelled man who would value and care for the contents of the crate. He had visited Rome, Jerusalem, Paris, Vienna, Athens, Constantinople, and Cairo, and had served as secretary-archivist to the Vatican.  Prud’homme spoke French, German, English, Italian, Polish, and the Indigenous languages of Saskatchewan, particularly dialects of Cree, such as Nakawē.

The objects left on the Bishop’s porch included a falsely fabricated two-handled bronze gui vessel, characteristic of the Western Zhou (1045–771 BCE) style; forged sheet music; dubious botanical findings, counterfeited for the sake of scientific fame; and ancient Roman medical equipment. It will never be known whether the anonymous first donor to the Prud’homme library knew of the objects’ dubious origins or whether they believed them to be real.

When Prud’homme retired to the small town of Pont-Viau, Quebec, just outside of Montreal, he brought the mysterious collection of objects with him. With the help of the Friends of the Prud’homme Library — acquaintances of the Bishop known to be enthusiasts of art and history — the shady origins of each object and text were thoroughly researched. Upon his death on January 5, 1952, the bishop’s collection was bequeathed to the Friends of the Library, who have cared for the original collection since and added to the library’s holdings extensively with more contemporary works.

The Prud’homme Library collection has never before been exhibited or studied, likely because of an academic disregard for documents of questionable origin. Now, for the first time in Canadian history, these artifacts are on national display.

It is our honour to present to you Make Believe: The Secret Library of M. Prud’homme A Rare Collection of Fakes.

 

 

 

La bibliothèque Prud’homme est collection archivale privée connue pour son vaste assortiment de textes et d’objets contrefaits ou falsifiés.

Le mystère est d’abord dévoilé par Mgr Henri Prud’homme. Les membres de la famille Prud’homme au Canada sont les descendants de Louis Prud’homme et de sa femme Roberta Gadois, arrivés à Montréal en 1650 en provenance de Guînes. Le premier Gouverneur de Montréal, Paul de Chomedey de Maisonneuve, leur offre 65 acres de territoire Kanien’kehá:ka non cédé près de l’endroit que les colons français appellent Fort Ville-Marie. La famille Prud’homme fonde la première brasserie au Canada, à Montréal. Peu après, les descendants de Louis déménagent vers l’ouest en Saskatchewan.

L’histoire de la bibliothèque, qui languissait depuis des années dans le grenier du premier évêque du diocèse de Prince Albert, Mgr. Joseph Henri Prud’homme, est remarquable. Un donateur anonyme aurait laissé une petite caisse en bois devant la porte du palais de l’évêque à la fin des années 1920,  au seuil de la crise économique. On suppose que les objets aient été remis à l’évêque car il était un homme qui avait beaucoup voyagé et donc qui veillerait sur le contenu mystérieux de la caisse. (Prud’homme avait visité Rome, Jérusalem, Paris, Vienne, Athènes, Constantinople et le Caire, avait été secrétaire archiviste du Vatican et parlait français, allemand, anglais, italien, polonais et d’autres langues slaves ainsi que les langues autochtones de la Saskatchewan, particulièrement les dialectes cris tel que le Nakawē.

Parmi les objets laissés sur le porche de l’évêque l’on retrouve un vase gui contrefait en bronze à deux poignée du style typique la dynastie Zhou de l’Ouest (1045–771 AEC); des fausses partitions, des documents botaniques d’origine douteuse probablement contrefaits à la recherche de gloire scientifique; et des antiquités romaines à usage médical. On ne saura jamais si ce premier donateur anonyme était au courant des origines discutables des objets, ou s’il croyait qu’il s’agissait d’objets authentiques ayant une réelle valeur financière et historique.

Quand M. Prud’homme prend sa retraite dans la petite ville de Pont-Viau au Québec à l’extérieur de Montréal, il amène avec lui la mystérieuse collection. Avec l’aide d’un groupe d’Amis de la bibliothèque Prud’homme – des connaissances de l’évêque amateurs d’art et d’histoire – les origines incertaines de chaque objet et de chaque texte sont étudiées à fond. Après le décès de l’évêque le 5 janvier 1952, la collection est léguée aux d’Amis de la bibliothèque Prud’homme, qui assurent depuis la conservation de la collection originale et qui ont grandement agrandit le fonds de la bibliothèque.

La collection de la bibliothèque Prud’homme n’a jamais été exposée ou étudiée, probablement en raison du mépris pour des documents d’origine ambigüe de la part du milieu académique. Pour la première fois dans l’histoire du Canada, ces artéfacts font l’objet dune exposition nationale.

C’est notre honneur et notre plaisir de vous présenter Faux-semblants: La bibliothèque secrète de M. Prud’homme – Une rare collection de contrefaçons.